Le gâchis dont on ne parle pas

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Beaucoup d'associations pestent contre le gaspillage alimentaire que l'on peut constater dans les supermarchés lorsque sont détruits les aliments abimés mais pourtant propres à la consommation. Je reviendrai sur le sujet dans un billet futur, mais il y a une autre forme de gaspillage dont on ne parle pas et il est temps de rompre le silence.

J'ai eu vent d'une pratique quelque peu surprenante, et je vous laisse libre d'en penser ce que bon vous semble.

Il existe un endroit où l'on sert quotidiennement des milliers de repas, il s'agit de l'hôpital. Ce n'est un secret pour personne, les hôpitaux ne sont pas des restaurants quatre étoiles, par conséquent il est fréquent que les patients n'y consomment qu'une partie limitée de leurs plateaux repas, délaissant soit leurs plats, soit leurs entrées ou leurs desserts. Dans bon nombre d'établissements, les aliments arrivent en service sous vide dans des barquettes individuelles comportant une DLC ( date limite de consommation ) de 24 ou 48h. Les dirigeants hospitaliers sont de plus en plus enclins à interdire leurs employés à consommer les aliments fournis par l'établissement, et les responsables de l'hygiène demande la destruction des aliments composant les plateaux repas qui sortent de la chambre du patient. Résultat des courses, tous les jours, un stock alimentaire impressionnant est directement jeté à la poubelle alors que nous sommes dans une période économique compliquée et que ces aliments pourraient aider les associations sans pour autant majorer un risque de contamination chez les bénéficiaires de dons.

 Si l'on se contentait de récolter les entrées et desserts emballés sous vide et qu'il est donc possible de désinfecter, il serait possible d'organiser des collectes quotidiennes par les associations locales qui pourraient à coup sûr trouver une meilleure utilisation à toutes ces salades de fruits au sirop et à ces légumes vierges de sauce donc non altérés, que la poubelle. Rappelons que sur les fruits et légumes non modifiés il serait plus juste d'appliquer une DLUO ( date limite d'utilisation optimale ), lorsque nous achetons ces produits en magasin ils ne comportent pas de dates limite de consommation car ils évoluent tous différemment. C'est à l’œil que l'on voit si un fruit ou légume reste bon à la consommation. 

Pour les plats, la question est plus délicate car ils seraient chauffés et réchauffés donc passons. Reste la question du pain, qui lui aussi est souvent balancé alors qu'il pourrait être utilisé par les agriculteurs par exemple, d'ailleurs certains agents hospitaliers récupèrent ce dernier pour les animaux mais en comparaison du pain jeté, le gâchis reste énorme. 

Coordonner tous ces échanges avec les associations est un travail de longue haleine, mais il fait parti intégrante de la mission de soin des hôpitaux puisqu'il viendrait en aide aux plus démunis, pour venir en aide à ceux qui en ont besoin avec des solutions simples...

Ouvrez l'œil!

tranche de vie écologie surconsommation économie

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