Le circuit court où la fin des hyper?

Le circuit court.

Qu'est ce que c'est encore que ce truc? Le ministre de l'écologie et des énergies renouvelables, Delphine Batho, invitée samedi 09 mars 2012 dans "On est pas couché" a expliqué que ce fameux circuit court serait une des réponses à apporter aux problèmes alimentaires que nous rencontrons actuellement avec les produits préparés ( en plus d'un étiquetage encadré, cela va de soi) . Mais en clair qu'est ce que ça veut dire?

Depuis 1999, on défini le circuit court par la commercialisation directe du producteur au client ou indirecte en passant par un intermédiaire unique. Cela favorise les transactions de produits régionaux ce qui est intéressant à plus d'un titre sur le plan écologique.

Tout d'abord, la vente directe ( ou avec un seul intermédiaire ) réduit fortement les transports de marchandise et par conséquent, l'utilisation de carburant et l'émission de CO² ( rappelons que le transport routier représentait plus de 131 millions de tonnes de CO² émis en France en 2005 selon le site http://www.consoglobe.com/pollution-camions-vont-payer-4497-cg ).

Le circuit court permet également la promotion des produits locaux dans les collectivités, ce qui permet maintenant de voir apparaitre dans les cantines de certaines régions ( pour exemple la commune de Soudan dans le Loire Atlantique ) des productions de meilleures qualités que lorsqu'elles viennent du bout du monde, ou tout simplement de pays voisins qui exploitent des travailleurs à bas prix pour le travail des champs.

Ce mode de transaction remet également sur le devant de la scène nos agriculteurs, parce que, les pauvres, ils ne sont pas aidés... Inondés par les marchés internationaux et la dégringolade des prix, ce système remet leur savoir faire à la portée des consommateurs. Cependant cela entraine peut-être un coût pour nous et nous allons y venir.

On a envie de se dire: c'est bien beau tout ça mais ça va me faire cher mon litre de lait ou ma côte de bœuf... Tout est question de calcul en fait et de qualité. Si effectivement les coûts de production sont plus élevés en France que dans les autres pays, on ne peut ignorer les frais engendrés par le transport de marchandises, le conditionnement ( qui n'est pas le même lorsqu'il s'agit de traverser la planète en cargo ou de faire 20 bornes en camion, et les parts de marché engouffrées par chaque intermédiaire qui composent majoritairement ce prix. Prenons pour exemple la publicité pour les super marché U qui nous vante les lardons et dont le producteur animalier et celui qui touche le moins d'argent... ( malheureusement je ne retrouve pas les chiffres précis qui me font rire à chaque fois que je regarde la pub ! ).

Si le circuit court continue à se développer en France, cela fera certes du bien à l'économie de nos producteurs, cela nous fera manger de meilleurs aliments, et si c'est bien fait cela devrait nous éviter une facture ahurissante, mais cela risque-t-il de détruire les hypers et leur choix gargantuesque pour développer les commerces de proximité? Je ne pense pas mais cela apportera peut-être à long terme un rééquilibrage tarifaire qui ne fera de mal à personne.

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Si vous tenez à favoriser le circuit court, vous pouvez d’ors et déjà vous rapprocher de certains agriculteurs pour vous procurer les fameux paniers fruits et légumes qui sont de qualité et très bon marché, point positif supplémentaire, les produits sont de saison! 

http://www.mon-producteur.com/

Ouvrez L’œil!

écologie agriculture économie politique

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