tranche de vie

Le retour

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Me revoilà après douze jours sur le sol américain.

Un voyage entre Montréal, Québec, et l'état de New-York où mon regard a pu aisément se poser sur des exemples concrets de la surconsommation de notre société moderne.

Je me suis également vu confronté à un effroyable dilemme quand au respect de mon mode alimentaire dans un monde où la viande est légion.

De nombreuses histoires à vous raconter mais je dois avouer que pour le moment je suis encore légèrement perturbé par le jet-lag et j'éprouve quelques difficultés à m'installer à mon clavier.

Patience, ça va venir, alors en attendant...

Ouvrez l'œil!

Grand Reporter

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La parution des billets risque d'être perturbée pendant la prochaine quinzaine pour cause de départ au Canada.

Demain à la même heure, j'arpenterai les rues de Montréal où je compte bien faire le plein de sujets pour le site mais je ne sais pas encore à quel rythme je serai en mesure d'alimenter ce dernier.

Chers lecteurs je vous prie donc de bien vouloir m'en excuser par avance.

Ceci étant dit, n'hésitez pas à venir régulièrement jeter un œil sur les nouvelles parutions en direct de chez nos cousins des Amériques.

Souhaitez moi un séjour plein de poutine et de sirop d'érable, de grands espaces et de découvertes, et en attendant mon retour dans nos verts pâturages...

Ouvrez l'œil!

Cloud Atlas

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C'est le cerveau encore embrumé que je m'adresse à vous ce matin et je m'excuse d'avance des perturbations que cela pourrait provoquer dans les termes employés par ma conscience endormie.

Hier soir je suis allé voir le nouveau film des Wachowski à qui l'on doit la très bonne saga Matrix. Leur nouveau bébé, Cloud Atlas, est une œuvre marquante traitant de l'importance des choix de chacun, et de leur influence sur l'évolution de notre société. Ainsi on y découvre plusieurs personnages au travers de leurs réincarnations dans différentes époques et l'on peut apprécier par quelles actions ils ont fait prendre un tour nouveau à la race humaine.

Je ne peux, sans vous dévoiler l'intrigue du film, expliquer tous les travers choquants de l'avenir du monde qu'ils nous réservent cependant, même si cela reste de l'anticipation, de la science-fiction, je ne peux m’empêcher de me dire que notre société prend la direction de ce futur peu attrayant où notre propre place est discutable. 

Ce qui est certain c'est que je recommande fortement ce film qui est, je l'avoue, particulier. On se laisse porter par les acteurs, l'histoire, la réalisation, les effets spéciaux.

Ne vous laissez pas rebuter par les 2h45 de film qui sont tellement bien menées que vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer.

La morale du film? Chaque action compte!

Ouvrez l'œil!

Adieu FastFood?

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Depuis que j'ai modifié mon régime alimentaire, il va de soi que je mange beaucoup, beaucoup, beaucoup plus sainement.

En effet, être végétarien implique une surveillance bien plus accrue des apports quotidiens, surtout si comme moi, vous avez tendance à peser aussi lourd qu'un coton-tige effiloché. Donc ces dernières semaines, avec le nombre d'aliments nouveaux ( pour moi ) à tester, et de recettes inédites ou tirées de livres végétariens j'ai, sans m'en rendre compte, laissé tomber les fast-food chez qui je laissait une fois par semaine une partie de mon salaire.

Hier cependant, alors qu'une subite envie de malbouffe est venue m’assaillir, j'ai par curiosité ouvert la page internet de la célèbre enseigne de restauration rapide au grand M jaune. Je voulais voir quels types de plats je pouvais y dénicher tout en respectant mes nouveaux choix. Quelle ne fut pas ma surprise, alors que je ne pensais trouver que quelques fades salades et un filet O'fish qui ne m'a jamais attiré, de découvrir une nouvelle recette de grand Wrap au poisson ( je rappel que je me permets les produits de la mer de façon exceptionnelle lorsque je mange hors de chez moi ) ainsi qu'une variante du filet O'fish. McDo se mettrait-il aux goûts des végétariens?

Bref, le choix du repas était fait. Direction la casba de Ronald où je me prends un bon Best-of Wrap au poisson, des frites et du Coca avant de rentrer chez moi avec le plaisir de pouvoir déguster de la nourriture de qualité discutable mais que nous sommes presque tous ravi de consommer.

Après la première frite...La douche froide. Je leurs trouve un goût infecte que j'implique sans hésiter à l'huile de friture qui sans doute en avait vu passer plus d'une. C'est pas grave, je me force, et j'attaque le fameux Wrap et là, c'est la déception la plus totale! L'impression de manger un poisson avarié, une sauce en abondance non seulement écœurante mais qui en plus ne réussissait pas à camoufler le fumet insupportable d'un animal marin reconstitué pané qui m'est resté sur l'estomac.

C'est décidé, j'irai peut-être boire le café chez le grand clown rouge et jaune, mais c'est pas demain la veille que je retournerai manger à sa table même si visiblement il fait des efforts. Peut-être est-ce le premier essai d'un virage qui au final s’avèrera payant... 

Ouvrez l'œil!

Le gâchis dont on ne parle pas

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Beaucoup d'associations pestent contre le gaspillage alimentaire que l'on peut constater dans les supermarchés lorsque sont détruits les aliments abimés mais pourtant propres à la consommation. Je reviendrai sur le sujet dans un billet futur, mais il y a une autre forme de gaspillage dont on ne parle pas et il est temps de rompre le silence.

J'ai eu vent d'une pratique quelque peu surprenante, et je vous laisse libre d'en penser ce que bon vous semble.

Il existe un endroit où l'on sert quotidiennement des milliers de repas, il s'agit de l'hôpital. Ce n'est un secret pour personne, les hôpitaux ne sont pas des restaurants quatre étoiles, par conséquent il est fréquent que les patients n'y consomment qu'une partie limitée de leurs plateaux repas, délaissant soit leurs plats, soit leurs entrées ou leurs desserts. Dans bon nombre d'établissements, les aliments arrivent en service sous vide dans des barquettes individuelles comportant une DLC ( date limite de consommation ) de 24 ou 48h. Les dirigeants hospitaliers sont de plus en plus enclins à interdire leurs employés à consommer les aliments fournis par l'établissement, et les responsables de l'hygiène demande la destruction des aliments composant les plateaux repas qui sortent de la chambre du patient. Résultat des courses, tous les jours, un stock alimentaire impressionnant est directement jeté à la poubelle alors que nous sommes dans une période économique compliquée et que ces aliments pourraient aider les associations sans pour autant majorer un risque de contamination chez les bénéficiaires de dons.

 Si l'on se contentait de récolter les entrées et desserts emballés sous vide et qu'il est donc possible de désinfecter, il serait possible d'organiser des collectes quotidiennes par les associations locales qui pourraient à coup sûr trouver une meilleure utilisation à toutes ces salades de fruits au sirop et à ces légumes vierges de sauce donc non altérés, que la poubelle. Rappelons que sur les fruits et légumes non modifiés il serait plus juste d'appliquer une DLUO ( date limite d'utilisation optimale ), lorsque nous achetons ces produits en magasin ils ne comportent pas de dates limite de consommation car ils évoluent tous différemment. C'est à l’œil que l'on voit si un fruit ou légume reste bon à la consommation. 

Pour les plats, la question est plus délicate car ils seraient chauffés et réchauffés donc passons. Reste la question du pain, qui lui aussi est souvent balancé alors qu'il pourrait être utilisé par les agriculteurs par exemple, d'ailleurs certains agents hospitaliers récupèrent ce dernier pour les animaux mais en comparaison du pain jeté, le gâchis reste énorme. 

Coordonner tous ces échanges avec les associations est un travail de longue haleine, mais il fait parti intégrante de la mission de soin des hôpitaux puisqu'il viendrait en aide aux plus démunis, pour venir en aide à ceux qui en ont besoin avec des solutions simples...

Ouvrez l'œil!

Raclette pour TOUS!

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Nous approchons la fin de l'hiver, même si les violentes chutes de neige de ces derniers jours peuvent nous laisser douter, et l'un des plats typiques de cette période, l'un des plus réconfortant par grand froid, et des plus conviviaux pour une soirée entre amis est la raclette!

En tant que nouveau végétarien je me suis retrouvé, il y a quelques jours, confronté à une situation déstabilisante lorsque j'ai mis ce plat au menu pour la venue d'amis à un diner. Dur dur de sacrifier la bonne charcuterie abondante qui se marie si bien avec le reste des aliments de ce savoureux plat montagnard et pourtant...

Je ne voulais pas priver mes convives de leurs mets préférés, mes choix ne doivent pas interférer avec les leurs, j'avais donc devant mes yeux pendant tout le repas un étalage animal auquel je n'ai pas touché. Pour que mon repas pétille de saveurs nouvelles et variées, des assiettes de champignons, tomates, cornichons aigre-doux, oignons, se sont rajoutés au traditionnel choix de jambons, pommes de terre et fromages.

Non seulement je n'ai pas louché une seule fois sur les morceaux carnés, mais j'ai réellement découvert de nouvelles saveurs en composant des caquelons originaux et goûteux. Plus surprenant, mes amis omnivores se sont eux aussi éclatés de végétaux, ne délaissant pas la viande pour autant mais dégommant bien plus rapidement le niveaux des conteneurs de légumes que le contenu de l'assiette de charcuterie.

Conclusion: la raclette végétarienne c'est possible et c'est bon! L'un de mes plats préféré restera à mon menu. Vous aussi pour adapter certains plats qui semblent triste en mode végétarien...

Ouvrez l'œil!

Rien qu'une tranche...

Lorsque vous vivez une journée de travail mouvementée et que vous ne savez plus où donner de la tête, que votre estomac fait sa révolution à 13h parce que vous n'avez pas eu le temps d'avaler quoi que ce soit depuis le matin, et qu'enfin une pause-repas se profile à l'horizon, comme tout un chacun vous sautez sur la possibilité de vous rassasier.

Il y a quelques jours, je me retrouvais dans cette situation précise et je me sentais sur le point de défaillir si je ne mangeais pas rapidement, mon cerveau sous alimenté n'était vraisemblablement plus capable de réfléchir convenablement et j'ai commis ma première erreur dans mon parcours végétarien. Toutes dents dehors, langue pendante et salive aux commissures des lèvres j'ai saisi d'un geste rapide une barquette de pâté de foie et une baguette et j'ai entrepris de me faire un bon sandwich, sans penser, tel une machine. Je n'avais même pas pris le temps de m'asseoir que j'étais sur le point de mordre dans le pain que j'avais déjà porté à ma bouche quand soudain je me suis rendu compte de ce qu'il venait de se passer. Pris d'une soudaine horreur pour mon geste j'ai commis un geste encore plus stupide que je ne me pardonne toujours pas et je pourrais le passer sous silence mais j'assume complètement ma bêtise: j'ai jeté le dit sandwich à la poubelle pour en refaire un autre à base de fromage. Autrement dit j'ai non seulement gâché de la nourriture qui aurait pu être consommé par quelqu'un d'autre ou par moi-même ( la viande n'est pas du poison, j'avais fait le casse croute je pouvais donc le manger ) mais en plus c'était un manque de respect total pour l'animal qui était mort pour me donner la viande...pour rien.

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On apprends toujours de ses erreurs et je sais maintenant que celle-ci, je ne la reproduirai pas. Si vous suivez vous aussi le dur chemin de l'apprentissage du végétarisme, afin de ne pas commettre la même erreur que moi,

Ouvrez l’œil!

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